Deuxième en 2005, Kim Kirchen est enfin parvenu à monter sur la première marche du podium de la Flèche Wallonne. Sans surprise, c'est dans le Mur de Huy que s'est faite la différence mercredi. Evans deuxième, Cunego troisième.
A force de tourner autour, Kim Kirchen allait bien finir par remporter la Flèche Wallonne. Deuxième en 2005, le Luxembourgeois a enfin franchi en première position la ligne d'arrivée, domptant ainsi la célèbre pente du Mur de Huy. « J'ai fait la même chose qu'il y a trois ans quand j'avais pris la deuxième place, a déclaré Kirchen, battu cette année-là par l'Italien Danilo Di Luca. Sauf que cette fois-ci, c'était moi le plus fort. » L'homme de la High Road a ainsi devancé l'Australien Cadel Evans (Silence-Lotto) et l'Italien Damiano Cunego (Lampre). Une première pour un Luxembourgois en 72 éditions de la Flèche Wallonne.
A 29 ans, Kirchen a attendu le sommet pour faire la différence. Et comme en témoigne son dauphin du jour, cette tactique était la meilleure. « Craignant d'être moins explosif que Cunego ou Rebellin dans les derniers mètres, j'ai préféré anticiper et miser sur la puissance, a ainsi expliqué Evans. C'était un pari risqué mais presque gagnant puisque finalement seul Kim (Kirchen) m'a devancé. Ce résultat prouve que ma condition est bonne et que ma première partie de saison se déroule vraiment très bien. » Le vainqueur s'explique : « Dans le Mur, c'était dur mais les jambes tournaient encore bien. J'ai pris un bon braquet, un peu grand peut-être, mais j'ai su que c'était un bon choix quand j'ai vu Cunego coincer à l'approche de la ligne. J'étais plus frais que dimanche à l'Amstel où je n'avais pas encore récupéré de mon Tour du Pays basque. »
Disputée dans des conditions difficiles et sous des trombes d'eau, la course a été très débridée, notamment en raison de l'échappée de 19 coureurs lancée peu avant la mi-course. Le regroupement général s'est opéré dans l'avant-dernière côte à douze kilomètres du mur final. Le Suédois Gustav Larsson (CSC) puis l'Allemand Fabian Wegmann (Gerolsteiner), imités par le Russe Alexandre Efimkin (QuickStep), se sont alors dégagés. Mais le premier a chuté, laissant le seul champion d'Allemagne se lancer, isolé, dans la dernière ascension. Trop dur pour l'Allemand repris par les Rebellin, Gesink, Cunego, Valverde ou encore Kirchen. Issu d'une famille de cycliste (son oncle a pris la cinquième place du Tour de France 1948), ce dernier a donc fait honneur à sa famille.
CLASSEMENT FINAL
1- Kim Kirchen (LUX/High Road) en 4h35'29"
2- Cadel Evans (AUS/Silence-Lotto) à 0'01"
3- Damiano Cunego (ITA/Lampre) à 0'02"
4- Robert Gesink (PBS/Rabobank) à 0'02"
5- Thomas Dekker (PBS/Rabobank) à 0'02"
6- Davide Rebellin (ITA/Gerolsteiner) à 0'02"
7- Michael Albasini (ITA/Liquigas) à 0'08"
8- Joaquin Rodriguez (ESP/Caisse d'Epargne) à 0'10"
9- Christian Pfannberger (AUT/Barloworld) à 0'15"
10- John Gadret (FRA/AG2R-La Mondiale) à 0'20"
11- Jérôme Pineau (FRA/Bouygues Telecom) à 0'20"
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20- Benoît Vaugrenard (FRA/Française des Jeux) à 0'32"
37- Pierre Rolland (FRA/Crédit Agricole) à 1'17"
40- Christophe Rinero (FRA/Agritubel) à 1'34"
57- Guillaume Levarlet (FRA/Française des Jeux) à 3'08"
61- Matthieu Sprick (FRA/Bouygues Telecom) à 3'18"
73- Sandy Casar (FRA/Française des Jeux) à 4'56"
80- Amaël Moinard (FRA/Cofidis) à 5'16"
81- Yoann Le Boulanger (FRA/Française des Jeux) à 5'19"
90- Vincent Jérôme (FRA/Bouygues Telecom) à 6'26"
95- Francis Mourey (FRA/Française des Jeux) à 6'43"
98- Hubert Dupont (FRA/AG2R-La Mondiale) à 6'50"
106- Maxime Médérel (FRA/Crédit Agricole) à 7'44"
114- Christophe Moreau (FRA/Agritubel) à 9'56"
119- Julien Loubet (FRA/AG2R-La Mondiale) à 10'08"
et malheuresement pas de Valverde dans le final c'était pour rodriguez cette fois-ci mais on l'attend à liège